Foire aux questions

1. Quelle est la différence entre un éco-quartier et un écocentre ?

Éco-quartier

Le programme Éco-quartier est un programme d’éducation relative à l’environnement axé sur la mobilisation citoyenne. Il a été initié par la Ville de Montréal en 1995. Des organismes communautaires reçoivent un financement pour offrir des services d'information à la population et appuyer les Montréalais dans leurs projets environnementaux afin qu'ils s'approprient leur milieu de vie.

 

Voici quelques exemples d’activités réalisées par les éco-quartiers:

  • Distribution de bacs et sacs de recyclage;
  • Intervention dans les immeubles à logements pour améliorer le tri des matières recyclables;
  • Ateliers sur les 3RV dans les écoles ou les camps de jour;
  • Corvée et grand ménage printanier des ruelles;
  • Promotion de solutions de rechange aux pesticides;
  • Distribution de fleurs vivaces ou annuelles;
  • Concours d’embellissement;
  • Verdissement de cours d’école, de ruelles vertes, etc.;
  • Campagne pour une consommation responsable;
  • Vente de barils pour la récupération d’eau de pluie;
  • Vente d'arbres pour augmenter la canopée montréalaise.

 

Écocentre

Un écocentre est un site de réemploi et de récupération des matières résiduelles mis à la disposition de l’ensemble des citoyens de Montréal. On y recueille des matières qui ne sont pas acceptées dans la collecte régulière des ordures ménagères, telles que :

  • Électroménagers;
  • Encombrants;
  • Matières recyclables (papier, carton, verre, plastique, métal);
  • Pneus hors d'usage;
  • Résidus de construction, de rénovation et de démolition;
  • Résidus domestiques dangereux;
  • Résidus verts (selon la saison);
  • Vêtements encore en bon état;
  • Produits électroniques;
  • Etc.

 

Important

  • Dans le cadre du Plan d'action montréalais pour la lutte contre l'agrile du frêne, seules les branches de conifères (ex. : cèdre) sont acceptées dans les écocentres. Pour connaître les modalités de collecte des branches de feuillus, composez le 3-1-1.
 

Coordonnées des écocentres

Pour obtenir les coordonnées d'un écocentre ou pour toute autre information, composez le 514 872-0384.

Arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville
Écocentre de L’Acadie
1200, boul. Henri-Bourassa Ouest

Arrondissement Côte-des-Neiges―Notre-Dame-de-Grâce
Écocentre de Côte-des-Neiges
6925, chemin de la Côte-des-Neiges

Arrondissement de Rivière-des-Prairies―Pointe-aux-Trembles
Écocentre Rivière-des-Prairies
11400, rue Léopold-Christin

Arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie
Écocentre de la Petite-Patrie
1100, rue des Carrières

Arrondissement Saint-Laurent
Écocentre Saint-Laurent
3535, rue Sartelon

Arrondissement de Villeray―Saint-Michel―Parc-Extension
Écocentre de Saint-Michel
2475, rue Des Regrattiers

Arrondissement de LaSalle
Écocentre LaSalle
7272, rue Saint-Patrick

Répertoire des adresses du réemploi cliquez ici

 

2. Comment est né le programme Éco-quartier ?

Le programme Éco-quartier est intimement lié à l’évolution de la politique environnementale de la Ville de Montréal. Les politiques urbaines en environnement ont connu vers la fin des années 1980 un véritable essor. L’administration municipale de Montréal a défini une panoplie d’interventions qui ont fini par apparaître comme un programme complet en matière d’environnement urbain.

Un événement crucial qui influença la création du programme Éco-quartier est le rapport Brundtland (1987), où s’articule le concept de développement durable, qui aura un profond impact sur la politique environnementale de Montréal.

Deux jalons balisent la naissance du programme Éco-quartier. Le premier, le plan directeur de la gestion des déchets de 1992 qui fait appel à la responsabilité des citoyens, dont on veut se rapprocher. La Ville est alors occupée à étendre à l’ensemble du territoire la collecte sélective des matières recyclables. Ce dossier est l’un des éléments déclencheurs de la réflexion ayant mené à la création du programme Éco-quartier. La sensibilisation en matière de récupération est apparue comme le moyen le plus efficace d’augmenter la participation des citoyens. Le deuxième jalon est la création d’un nouveau service municipal, celui de la propreté.

Le programme d'action environnementale de la Ville de Montréal a vu le jour en 1995 grâce à l'innitiative de la nouvelle équipe portée au pouvoir. Le programme Éco-quartier affiche la volonté de l’administration municipale de laisser, dans certains dossiers, les organismes locaux jouer un rôle majeur. On lance des appels d’offres, par district électoral, auprès des organismes locaux existants ou nouvellement créés, afin qu’ils élaborent un plan d’actions conforme au programme. Une somme de 50 000$ est versée annuellement par la Ville aux organismes choisis dans chacun des 51 districts électoraux de Montréal pour réaliser les mandats inscrits dans la convention Éco-quartier. Celle-ci précise les obligations auxquelles est tenu chaque organisme: être un organisme sans but lucratif dûment enregistré; avoir un conseil d’administration formé de membres issus du milieu et entretenir des préoccupations cadrant avec le programme. Le financement de base, octroyé par le biais d'un accord contractuel renouvelable, doit permettre de couvrir les frais relatifs au fonctionnement de leur structure (salaires, local, gestion courante, etc.).

Références

Sénécal, Gilles et Diane Saint-Laurent. 1999. Le programme Éco-quartier : une innovation de la Ville de Montréal en évolution. INRS-Urbanisation.

 

3. Comment expliquer les fluctuations dans le nombre des éco-quartiers et la taille des territoires desservis par les éco-quartiers ?

Le programme débute en 1995 dans 20 districts; 17 districts se sont ajoutés en 1996 et 14 en 1997-1998, l’ensemble du territoire étant couvert à la fin de la troisième année. En général, l’échelle du district a paru trop petite à plusieurs, c’est pourquoi un même organisme en est venu à pouvoir gérer plusieurs districts électoraux. Un mouvement de regroupement s’est engagé, pour accroître l’aire d’intervention, mais aussi augmenter le financement et les moyens. Par exemple, un organisme hôte du programme a déjà reçu 150 000$ pour gérer trois éco-quartier voisins.

En 2016, plusieurs arrondissements où l’on retrouvait plusieurs éco-quartiers n’en compte plus qu’un seul avec parfois des points de services pour les citoyens. Cette décision appartient ultimement aux arrondissements gestionnaires du programme Éco-quartier.

 

4. Comment les fusions/défusions municipales ont affecté les éco-quartiers ?

La charte à la base de la création de la nouvelle Ville de Montréal confie la responsabilité de la gestion et de l’encadrement du programme entièrement aux arrondissements. L’identification des priorités locales, le mode de fonctionnement, l’ajustement de la programmation, l’attribution du soutien financier, l’approbation du plan d’action et des prévisions budgétaires relèvent des gestionnaires en arrondissement. En 2002, le programme est implanté dans les neuf arrondissements qui correspondent au territoire de l’ancienne Ville de Montréal.

Les arrondissements, en collaboration avec les organismes hôtes du programme et les citoyens, adaptent graduellement le programme Éco-quartier aux réalités locales, aux besoins de leur population. L’unité territoriale de jadis, le district électoral, n’est plus nécessairement l’unité de desserte de l'éco-quartier.

 

5. Comment évoluent les mandats du programme Éco-quartier ?

Le programme Éco-quartier misait au départ sur trois mandats : la propreté, le recyclage et l’embellissement. Le volet nature en ville s’ajoute en 1998. On vise à sensibiliser les Montréalais à l’importance du patrimoine végétal en proposant des projets d’embellissement paysager et d’éradication de l’herbe à poux.

L’année 1998 marque un virage important : les organismes sont invités à prévoir plus d’activités spécifiques selon les caractéristiques et les besoins de leur district et à mettre de l’avant l’écocivisme. Plusieurs activités de type nature en ville, originales et non prévues à la convention, sont annoncées pour 1998-1999. La réduction du nombre des activités obligatoires permet à ceux qui le souhaitent de définir leurs propres orientations.

L’objectif premier du programme demeure depuis 1995, à travers les actions des éco-quartiers, de sensibiliser la population aux questions environnementales en vue d’une prise en charge par les citoyens.

 

6. Quelles sont les avantages pour les citoyens de Montréal d'avoir le programme Éco-quartier ?

• Faciliter les communications entre les citoyens et les instances publiques;
• Encourager des organismes voués à l’environnement à multiplier les actions environnementales dans leur milieu;
• Encourager les changements de comportement;
• Faire fructifier les rendements des programmes municipaux;
• Développer des stratégies différenciées selon les clientèles;
• Génèrer des emplois et permettre aux jeunes de développer une expertise dans le domaine de l’environnement.

 

7. Pourquoi avoir un Regroupement des éco-quartiers ?

• Capacité de mener des campagnes de sensibilisation communes sur l’ensemble du territoire de la métropole;
• Un interlocuteur unique pour la Ville qui lui permet de rejoindre directement les organismes porteurs du programme Éco-quartier;
• Mise en commun de 18 ans d’expérience en éducation relative à l’environnement et en mobilisation citoyenne;
• Ancrage dans toute l’agglomération de Montréal;
• Soutien aux nouveaux organismes porteurs du programme Éco-quartier, notamment dans les nouveaux territoires adoptant le programme;
• Mise en commun des ressources;
• Harmonisation des actions des organismes de l’île (éco-quartiers et organismes partenaires).

 

8. C’est quoi l’écocivisme et l’écocitoyenneté ?

Selon Carine Villemagne (2002 : 27) « L’écocivisme concerne principalement la pratique et le comportement quotidiens du citoyen en faveur de l’environnement, qui bénéficient à la communauté toute entière. L’écocitoyenneté introduit une dimension plus réflexive et critique, ainsi qu’une dimension planétaire et politique qui lie l’action quotidienne aux grands enjeux environnementaux. »

Selon Lucie Sauvé (2001) « […] cette dernière [écocitoyenneté] correspond à des choix éthiques issus d’une réflexion critique sur les réalités sociales et environnementales; elles stimulent des conduites délibérées, libres et responsables. L’écocivisme doit s’inspirer d’une écocitoyenneté, qui lui donne une signification plus riche et une ampleur éthique. »

« Ainsi, afin de s’inscrire dans une véritable écocitoyenneté, les pratiques écociviques doivent dépasser l’application de principes, de codes et de règlements par les citoyens. Elles doivent émerger d’un processus réflexif et critique stimulé chez chaque citoyen par des interventions éducatives que les groupes communautaires Éco-quartier introduisent dans leurs interactions avec les citoyens. » (Villemagne, 2002: 29)

Références

Villemagne, Carine. 2002. Le Programme d’action environnemental « Éco-quartier » : Proposition pour l’élaboration d’un cadre conceptuel et théorique. Les Publications ERE-UQAM.